Petite pause de Thérèse pour une semaine, pour me tourner vers un autre personnage important d’Ávila, le compositeur Tómas Luis de Victoria.

La fierté d’Ávila
J’amorce aujourd’hui une semaine de chant de la Renaissance dans le cadre du cours d’été des Tallis Scholars. L’époque de la Renaissance s’échelonne habituellement des 14e au 16e siècles et, selon Wikipedia, “est une période de l’époque moderne associée à la redécouverte de la littérature, de la philosophie et des sciences de l’Antiquité, qui a pour point de départ la Renaissance italienne.” https://fr.wikipedia.org/wiki/Renaissance Pour la monde de la musique cependant, ce sont plutôt les 15 et 16 siècles qui sont considérés de la Renaissance. (L’écriture musicale étant plus compliquée à reproduire, peut-être a-t-il fallu l’invention de l’imprimerie pour propulser la musique à la suite des Lettres?) Pour ceux qui se posent la question, la Renaissance suit le Moyen-Âge et précède le Baroque. De Victoria est donc à cheval sur la Renaissance et le Baroque mais son style s’attache à la Renaissance et sa réputation le lie habituellement avec un autre géant de cette époque, Giovanni Pierluigi da Palestrina.
Dans le cadre du cours, nous allons étudier les messes du compositeur, dont l’oeuvre entière est constituée de musique vocale sacrée (il est prêtre de vocation). De Victoria voit le jour à Ávila et sa vie s’échelonne de 1548 à 1611; il est donc contemporain de Thérèse! Il étudie d’ailleurs à l’école St-Gilles pour garçons, école réputée dont Thérèse fait l’éloge. Il devient le compositeur espagnol le plus important de son époque et une rue qui débouche sur la place de la cathédrale, où il est enfant de choeur en grandissant, porte son nom.
Voici une de ses pièces les plus connues, O vos omnes, interprétée par les Tallis Scholars:
https://www.youtube.com/watch?v=lOMvd80HvqU
The Tallis Scholars est un ensemble vocal a capella britannique qui se spécialise dans la musique de la Renaissance. Leur nom rend hommage au compositeur anglais Thomas Tallis, autre compositeur de la Renaissance du 16e siècle. J’ai hâte d’apprendre sous leur houlette et anticipe avec plaisir m’imprégner de ce type de chant plus méditatif, après des pièces de Vivaldi, Schubert et Puccini de l’année qui vient de s’écouler avec le Choeur classique d’Ottawa 🙂
Les participants ont commencé à arriver et quelle n’est pas ma surprise de découvrir qu’au moins huit autres personnes des régions d’Ottawa et Montréal sont également inscrites au cours! C’en est étrange d’entendre son accent maternel en plein milieu de l’Espagne… que le monde est petit.
Mon horaire sera plutôt chargé dans les prochains jours; je prends donc une pause des articles quotidiens mais reprendrai la semaine prochaine.
Bonne semaine à tous!
Les sens des pas
- Vue: La vision de petits lièvres qui me précèdent lors de la course de ce matin fait immédiatement surgir un sourire sur mes lèvres.
- Odorat: Le Séminaire est en chantier suite au départ d’un groupe hier et à l’arrivée du groupe pour la semaine de chant aujourd’hui. Le ménage va bon train et l’odeur des produits nettoyants est très présente mais sent bon.
- Ouïe: Les cloches, les cloches, les cloches. Il y a beaucoup de clochers à Ávila… et j’aime entendre leur joie. Elles sonnent les heures et les appels de messe.
- Goût: Mon itinéraire de course me fait loucher vers les vitrines des commerces de la vieille ville et je vais éventuellement goûter aux yemas de Ste-Thérèse, spécialité culinaire locale. Pas sûr qu’ils existaient du temps de Thérèse ou de ce qu’elle penserait d’avoir une petite pâtisserie dodue nommée en son honneur. Je vous en donne des nouvelles.
- Toucher: La douceur du velours du coussin sur lequel on est invités à s’agenouiller pour communier au monastère, un baume après la dureté des agenouilles des bancs!
L’essence des pas
Écouter et chanter doucement, pour faire s’envoler nos prières
petit manteau orange fluo