Eh bien nous sommes enfin au grand complet, à 12 finalement. Notre guide Mikaël nous a rejoints via New York et notre prêtre, Marc-André Lafrenière, nous a également trouvés à notre porte d’embarquement à Paris. Un couple s’est ajouté à la dernière minute et nous accompagne depuis Dorval.
Nous avons eu amplement le temps de faire connaissance car nous avons dû changer d’avion à cause d’un problème d’alimentation en eau potable et sommes partis avec deux heures trente de retard. Tout va bien malgré tout, nous avons adopté une attitude d’accueil et savourons ce qui peut l’être.
Comme mon camembert d’Air France par exemple! Quel délice… il fond dans ma bouche. Et il sent le vieux bois de grenier humide! Très intéressant car cette odeur est calmante et du coup influence ma disponibilité à goûter le fromage. C’est booooon…
Coup de coeur avant de réembarquer à l’aéroport: le vieux monsieur étranger qui se lève pour donner de ses bonbons à une petite fille qui pleure et dont la maman n’arrive pas à consoler. Les pleurs arrêtent net avec les bonbons. Le visage buriné du monsieur étranger qui plonge ses yeux bienveillants dans ceux tout grand ouverts, innocents, de la petite fille surpasse en beauté toutes les oeuvres d’art du Louvres.
Enfin arrivés à Erevan! Après 25 heures de transit dans mon cas, plus pour certains autres. Un goûter nous attend à l’hôtel et le personnel est resté jusqu’à notre arrivée, même s’il est passé minuit quand on gagne enfin nos chambres. On est fourbus mais souriants 🙂
Vue: Les Alpes à travers le hublot de l’avion.
Goûter: Le camembeeeeeert.
Toucher: La joie de retrouver et prendre mon sac-à-dos sur le carrousel à l’aéroport d’Erevan.
Ouïe: Le son étouffé des bruits des aéroports et de l’avion. Ah les écouteurs réducteurs de bruit. Quelle invention.
Odorat: L’odeur du lilas, inattendue, dans l’avion.
L’essence des pas: Les petits miracles de la bienveillance.
petit manteau orange fluo