Ah, samedi, jour des derniers… souper ensemble, partage, catéchèse, cercle de prières…

Enseignement du matin: Nous avons, individuellement, le défi de croître. Personne ne peut le faire pour nous. Toucher les blessures du Christ en touchant les nôtres et celles des autres; guérir et aimer. Guérir pour aimer.
Eh bien oui, dernière journée complète donc dernier enseignement. Nous remercions chaleureusement frère Pedro. J’ai beaucoup apprécié ses paroles mais son humour aussi. Parmi nous, les échanges d’adresses de courriel ont commencé. On planifie déjà timidement la prochaine fois.
Avant la prière de midi, un ami m’invite à aller prendre une marche en empruntant un petit sentier qui part vers l’ouest. Ça fait du bien de changer de décor en faisant quelques pas dans le reste du monde. Ça prépare pour demain. Des vaches toutes blanches nous regardent passer en mâchant leur gomme et des champs de canola bordent le sentier sur notre droite. Avec un coquelicot ici et là. C’est une belle image ça.

Une petite entreprise sur le bord de la route vend des produits du terroir et nous lorgnons vers les jus. Mes papilles optent finalement pour le cassis au lieu des groseilles. C’est agréable d’explorer des saveurs différentes!
Dernière pratique de chant aussi et notre prof permet une demande spéciale à la fin. Youppi! Mon cher Da pacem… in diebus est accepté et j’en savoure chaque note 😊 Le canon a vraiment un effet d’entraînement, cette paix me rejoint de plus en plus profondément avec chaque strophe. Sourire immédiat…
Puis c’est le dernier partage. Comme toujours, s’évangéliser l’un l’autre rapproche rapidement. J’ai vraiment apprécié ce que mes collègues ont partagé, leur confiance et leur écoute. Je comprends mieux ma foi en conséquence. Nous nous souhaitons bon vent dans l’amitié et l’affection.

Partages terminés… à Taizé
La prière du soir est spéciale le samedi, c’est la célébration de la lumière. Le cierge pascal surmonte une superbe colonne qui ressemble à des vases un par-dessus l’autre et durant la prière, des enfants allument leur chandelle au cierge et distribuent la lumière au reste de l’assemblée. Tout le monde a éventuellement une petite flamme devant le visage et l’ensemble est saisissant. Ça m’enflamme pour la prochaine étape de mes pèlerinages.
Les chants spontanés débutent peu après, yeah… Le cercle s’agrandit, se rapetisse, s’agrandit de nouveau, les portes coupe-feux se ferment, les lumières s’éteignent, les bougies apparaissent, tout semble suivre ce qui s’est passé avant-hier soir puis… le prof de chorale arrive, avec tout un groupe de jeunes volontaires. Ah, ha! J’ai l’impression d’assister à une longue tradition là… Je suspecte que c’est ainsi tous les samedis, une façon pour les volontaires d’avoir une prière spéciale car les activités du dimanche débutent un peu plus tard. C’est sublime. Les jeunes chantent super bien et les prières se poursuivent jusqu’à… 3h30 du matin. Oui. Le prof fait preuve d’audace à un moment donné et nous fait combiner trois chants, avec canons, en canons. C’est une gymnastique qui part de nos âmes et s’élance vers le ciel. La nuit sera courte mais je n’aurais manqué cette prière pour rien au monde.
Les sens des pas
Vue: La joie dans les yeux des gens qui se partagent leur appréciation.
Odorat: Les fleurs que ma co-chambreuse a laissées sur mon oreiller l’autre jour. Elles sentent encore.
Goût: Le jus de cassis de la marche de ce matin.
Ouïe: L’harmonie des prières impromptues de la nuit.
Toucher: La chandelle qui brille de la flamme pascale et sa chaleur.
L’essence des pas
Le vent de la lumière qui pousse le prochain pas.
petit manteau orange fluo